Bio.

Épilogue.

 

 

   Le Pingouin Élastique est né dans la rue.

   Le bonhomme, lui, est né au début des années 80, a grandi dans un village du Gâtinais entre Montargis et Orléans. STI Arts Appliqués (Orléans), DEUG Arts du Spectacles (Metz), LISAA - stylisme/textile (Paris) puis une école de costumier ATEC (Paris). Après quelques stages, projets et créations, il se voit devenir porteur de marionnettes géantes au sein d'une compagnie d'art de rue pendant six ans. Fin 2017, il décide de se consacrer pleinement à son activité de plasticien.

   La genèse du Pingouin fut lente, fluide et fluctuante, et sa source inattendue. Il n'est pas arrivé à travailler la corde à travers un long cheminement réflexif, ou grâce à une révélation cosmique mais simplement parce qu'à force d'utilisation quotidienne et usuelle, il s'est tourné vers ce matériaux comme par réflexe.

   Un réflexe, puis un exutoire. 10 ans à déguster les turpitudes gris béton d'aveugles et de malveillants au sein de "l'une des plus belle ville du monde" ... Ça pousse à la création. En psychologie, on appelle ça "sublimation" : mécanisme de défense visant à transformer et à orienter certains instincts ou sentiments vers des buts de valeur sociale ou affective plus élevée. (Carr.-Dess. Psych. 1976) . Nouer pour dénouer, retisser les liens, se raccommoder, suivre le fil, laisser filer, laisser filer, laisser filer jusqu'à cette première toile anonymement posée dans une rue piétonne du cinquième arrondissement de Paris.

   Voilà. Le Pingouin Élastique est né.

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   Depuis, le Pingouin a migré. De façon fortuite, il est parti s'installer près de la dernière corderie de France qui produit encore la corde à guinder dans un hangar de 200 mètres de long, à l'ancienne.
   
À ce propos je tiens à remercier la SAS CORDERIE PALUS et tout ceux qui y travaillent.

L.P.E.            

Photo © Jérémie Lortic

Photo ©  Jérémie Lortic